Non! A la dérive sécuritaire de la psychiatrie
Utilisant l’émotion légitime suscitée par le meurtre d’un jeune homme de 26 ans par un patient ayant quitté sans autorisation le Centre Hospitalier de Saint Egrène à Grenoble, le président de la République vient d’annoncer des mesures qui feraient retourner la psychiatrie des dizaines d’années en arrière. Les missions de soins qui sont celles de la psychiatrie publique, sont pour N. Sarkozy subordonnées aux missions d’ordre public.
« L’espérance, parfois ténue, d’un retour à la vie normale, j’ose le dire ici, ne peut primer en toutes circonstances sur la protection de nos concitoyens » a t-il déclaré.
Ne connaissant visiblement pas son dossier, et confondant sans cesse, dans son discours, Hospitalisations d’Office et Hospitalisations sans consentement[1] , le président a annoncé : (lire la suite)
[1] Incluant les hospitalisations à la demande d’un tiers, Annonçant 13% de placement HO alors que les placements HO ne représentent environ que 2 % .


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